Retour aux fondamentaux !

J’espère que tout le monde est en bonne santé et bien entouré, et peut mettre ce temps particulier à profit pour explorer son écologie intérieure.

Le terme n’est pas de moi, mais je le trouve particulièrement pertinent pour décrire notre (nos) ambiance(s) intérieures, et les résonances et interactions avec l’extérieur.

Comment nos émotions, tenaces, récurrentes ou passagères, font la pluie et le beau temps dans notre vie. Et telles la pluie et le beau temps, aucune émotion n’est inutile ou inopportune, à condition qu’elles ne s’installent pas. Personne n’a envie d’être inondé ou tout desséché !

Ce changement de rythme qui touche la plupart d’entre nous est une occasion de se nicher dans sa propre vie. Donner du temps à ce qui est essentiel, et qu’on met trop souvent de côté dans la vie quotidienne.

Retour aux fondamentaux

En ce qui me concerne, c’est la vie dehors, la vie dans les bois, les mains dans la terre. Un vrai bonheur ! Un rappel, une confirmation, une affirmation de chaque moment.

Je fais partie des indépendants qui se demandent comment va survivre leur activité aux prochaines semaines. Toutes les sorties et formations prévues sont annulées, reportées ou en attente de voir si elles auront lieu. Et pourtant, je suis parfaitement consciente de faire partie des privilégiés !

Tout est relatif, bien sûr 😉

Néanmoins, je suis dehors toute la journée, dans mon terrain, je greffe, je sème, je cueille. Je connais les plantes médicinales et les plantes comestibles sauvages. Les producteurs locaux proposent leurs excellents produits en circuit court. J’ai peu de besoins, et il y a en pas mal sur lesquels je suis autonome. Je me chauffe au bois, dont je coupe une partie moi-même.

Il fait beau, il fait bon, je profite du chant des oiseaux et des rainettes. Les inondations de 2014 et 2015 m’ont fait prendre conscience qu’il faut avoir un certain nombre de denrées d’avance et s’organiser en cas d’isolement (la route était alors coupée de part et d’autre de chez moi). Je suis sensible depuis de nombreuses années à la thématique de la résilience des territoires et de l’alimentation locale, j’y ai gagné certains réflexes.

Je n’ai pas besoin de prendre de risques particuliers pour ma santé.

Je pense à tous les soignants, mais aussi à tous les transporteurs, ouvriers et ouvrières, caissiers et caissières, qui travaillent encore. Je pense à ceux pour qui l’existence est particulièrement précaire en ce moment et plus que jamais je me dis que ce temps inconfortable nous est offert pour que l’on apprenne à prendre soin les uns des autres, à être solidaires, à fonctionner ensemble avec l’intelligence du cœur, dans le respect de nous-même et de tout ce qui vit sur cette planète.

L’écologie intérieure et l’écologie « extérieure ».

Car nous n’avons pas d’autre endroit où vivre.

Amour et détermination !

 

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